Distinction : L’inventeur de l’indicamétrie honoré en Italie
Dernière mise à jour : 27 Nov 2006 - 22:36 GMT
Le professeur Moustapha Diabaté a été récompensé pour ses recherches par la Norman Academy.
L’inventeur de la théorie économique «l’indicamétrie », l’Ivoirien Moustapha Diabaté de l’Université de Bouaké, a reçu le samedi dernier à Rome, la reconnaissance Honoris Causa de la Ruggero II University et de la Norman Academy, les représentations italiennes de deux institutions américaines de l’Etat de Floride.
Le Professeur Diabaté a été accompagné à la cérémonie de distinction par M. Dibi Kouadio, envoyé spécial du Chef de l’Etat, Son Excellence Laurent Gbagbo, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Saint Siège, SEM Benjamin Konan Kouamé, des diplomates ivoiriens à la FAO et une délégation d’universitaires ivoiriens dirigée par le président honoraire de l’Université de Bouaké, Kouakou N’Guessan François et composée de deux formateurs en indicamétrie, MM. Yeanzi Gnondeau Gilbert et Diabaté Abou.
La Norman Academy en collaboration avec Ruggero II University récompensent tous les ans les mérites de plusieurs personnalités dans les domaines de la solidarité internationale, la culture, la politique, l’économie et la recherche. Après le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour la culture et le dialogue interreligieux, le Nobel Lech Walesa et l’actuel ministre italien de la Justice, Clemente Mastella, l’honneur est fait cette année à l’inventeur de l’indicamétrie qui reçoit la prestigieuse distinction Honoris Causa pour ses recherches en économie du développement.
Double docteur de la Sorbone en économie et en sciences politiques, le Professeur Diabaté a initié ses recherches «indicamétriques» depuis quarante ans. La science innove et en ajoute aux théories économiques en ce que les «lunettes indicamétriques» se basent sur deux indicateurs. Les indicateurs objectifs, bien connus dans les sciences classiques, et ce qu’il appelle des indicateurs subjectifs, à savoir : les valeurs culturelles que sont la religion, la magie, l’alchimie. En somme, tout ce qui relève de l’irrationnel et que tout bon scientifique formé à l’école occidentale ne considérait pas jusque-là. Lors d’une conférence publique tenue dimanche 26 novembre à l’Isola Tiberina de Rome, qu’organisait le mouvement des Africains de Rome dirigé par Samiah Nkrumah, fille de l’ancien président du Ghana, le professeur Diabaté a regretté que l’Afrique n’ait pas encore suffisamment puisé dans ses propres ressources. Or, et il cite Fanon, «Elle n’ira nulle part avec de l’imitation».
Source: Fraternité Matin online. Celestin Gnonzion Correspondant à Rome gnonzion@yahoo.fr